À toi pour toujours, ma valentine

roseDe la popeline jaune. C’est ce qu’il y avait partout. Ou, du moins, c’est ce que j’avais envie de voir. Avec toutes ces draperies, je me disais que tu aurais sûrement confectionné de belles jupes et quelques robes, il y a de cela très longtemps. Mais non, ce n’était que des rideaux. Partout. Et un espace entre les tissus qui laissait entrevoir une douce lumière jaune. Comme les fleurs, comme le soleil, comme le printemps. J’ai suivi la lumière et je suis arrivée à toi, ma valentine. Parce que c’était le jour de la Saint-Valentin. J’étais venue spécialement pour laisser une rose à ton chevet et te dire à quel point je t’aimais et à quel point je souhaitais que la vie te ramène parmi nous. Tu étais si heureuse de me voir, malgré le lit qui te retenait. J’ai pris ta main glaciale et je lui ai donné tout ce que j’avais d’énergie. Dois-je le dire, je t’ai menti. En partie. Je t’ai dit que malgré tout, tu avais l’air bien, que j’en étais bien surprise et bien contente. Je t’ai peut-être dit ce que je désirais en fait. Mais intérieurement, j’avais vraiment peur. Solidement, même. Ton état était lamentable, soyons honnête. Cela dit, je me devais d’être positive. Je me devais absolument de te changer les idées et de te faire rire un peu, car le rire guérit tout, c’est bien connu.

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Chronique d’un matin gris

Il y a ces journées où l’on se réveille avec la brume de nos rêves encore plein la tête. Comme ce matin, avec ce rêve vaporeux et lumineux dans lequel je perçevais le dessein d’un être cher, son ombre perchée sur mon épaule. Cette entité, comme une lumière chaude et orangée, m’enveloppait d’une douceur abstraite. Dans la grisaille tapissant la Rachel, j’ai fait mon chemin du matin, l’esprit encore embrouillé, le corps transi d’une sensation à la fois étrange et apaisante. Puis juste en commencant la journée, mes yeux se sont posés sur cette petite photo sépia écornée placée près du téléphone. Un couple, main dans la main. Lui, stoïque, la cravate trop courte pour ses six pieds de stature. Elle, menue, le sourire éclatant, le tailleur impeccable et la chevelure encore soignée de la noce. Je leur ai souri, comme si c’était un réflexe des plus communs. J’ai repensé à cette sensation au réveil, cet état d’esprit dans lequel je baignais encore, entre réalité et twilight zone. J’ai repensé à ces êtres réconfortants et encore si vivants en moi. Était-ce les visiteurs de la nuit dernière? J’ai eu envie de relire ces souvenirs encore tout frais, encore vivants, aussi doux que l’édredon dans lequel j’aurais aimé me perdre ce matin en entendant frapper la pluie contre les gouttières.

Some memories never fade

Chèvre-Laine

Vol au-dessus du 53e parallèle…

Nos passes de festival sont achetées, l’hôtel est réservé, la liste des shows à voir est dressée : les chèvres prendront la route vers Rouyn à la fin de la semaine pour assister au FME qui célèbre ses 10 ans cette année. Au coeur de la forêt, aux abords des mines et de l’eau, je referai une partie de la route qui m’a conduite, il y a 6 ans maintenant, vers un périple d’un an en Jamésie.

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