Chronique d’un matin gris

Il y a ces journées où l’on se réveille avec la brume de nos rêves encore plein la tête. Comme ce matin, avec ce rêve vaporeux et lumineux dans lequel je perçevais le dessein d’un être cher, son ombre perchée sur mon épaule. Cette entité, comme une lumière chaude et orangée, m’enveloppait d’une douceur abstraite. Dans la grisaille tapissant la Rachel, j’ai fait mon chemin du matin, l’esprit encore embrouillé, le corps transi d’une sensation à la fois étrange et apaisante. Puis juste en commencant la journée, mes yeux se sont posés sur cette petite photo sépia écornée placée près du téléphone. Un couple, main dans la main. Lui, stoïque, la cravate trop courte pour ses six pieds de stature. Elle, menue, le sourire éclatant, le tailleur impeccable et la chevelure encore soignée de la noce. Je leur ai souri, comme si c’était un réflexe des plus communs. J’ai repensé à cette sensation au réveil, cet état d’esprit dans lequel je baignais encore, entre réalité et twilight zone. J’ai repensé à ces êtres réconfortants et encore si vivants en moi. Était-ce les visiteurs de la nuit dernière? J’ai eu envie de relire ces souvenirs encore tout frais, encore vivants, aussi doux que l’édredon dans lequel j’aurais aimé me perdre ce matin en entendant frapper la pluie contre les gouttières.

Some memories never fade

Chèvre-Laine

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