Gigot d’agneau et petit trot

L’été rime avec apéros interminables en terrasse, orgies de brochettes au BBQ, cornets trempés dans le choco lors des balades improvisées en auto, virées chez le maître glacier en revenant des festivals d’été…Mais l’été, c’est aussi le retour des fringues légères qui font la vie dure au p’tit mou d’jambon. Quelques mois avant de passer la porte des trente balais, j’ai décidé de prendre le taureau ou plutôt mon gigot d’agneau par les cornes.

Combien de fois dans les dernières années me suis-je dit qu’il était grand temps de faire une mise au point de ma carrosserie pour l’empêcher de rouiller. Rien de parano, seulement une question d’être en forme et de rester en santé. Les longueurs olympiennes à la piscine tombaient souvent à l’eau, faute de motivation, moi qui trouvais facilement mille et une excuses toujours plus agréables que de faire suer mes escalopes dans un gym sentant la poche de hockey.

Loin de vouloir battre des records à la Terry Fox, j’ai commencé tranquillement un programme de course par intervalles appelé From couch to 5k (merci à mon amie Capriane pour la découverte de cette application géniale pour smartphones). Qu’on se le dise : la course, c’est comme la grosse mode des sushis il y a 10 ans : c’est in! Les bobos s’entassent comme un troupeau de gladiateurs au Parc-Lafontaine le samedi matin pour aller suer à grosses gouttes et le Mont-Royal pullule de vigoureux joggeurs, laisse de chien ou carrosse à la main.

J’aurais pu faire du roller derby ou de la lutte gréco-romaine, mais c’est pas mal plus facile de mettre les pieds dehors pour se dégourdir. Je commence à comprendre l’intérêt collectif pour la course à pied :  le corps sort vite de sa zone de confort, sentiment de liberté, endurance facilement améliorée, aucun frais à débourser, possibilité de se lancer des défis en courant de 5 à 42 km lors d’événements ludiques comme le Color Me Rad ou bien aux marathons de Montréal, San Francisco ou Boston. Et y’a même un demi-marathon de princesses à Disney en février! (J’en prends bonne note – faut tout de même un diadème et un tutu…)

Pour moi, courir, c’est comme l’Himalaya pour un alpiniste novice. J’aurais pensé enfiler des chaussures de course il y a 2 ans et je me serais roulée en boule sous mon lit, rien qu’à penser à la valse de mes poignées d’amour au son de Billy Jean.

Hé bien non! Petit kit fluo, baskets aux pieds et lunettes de soleil sport pour garder un brin de dignité en ces débuts progressifs mais un peu difficiles je dois l’avouer, je me suis surprise de passer le cap de la première semaine avec l’envie de recommencer. Bon, il fallait que je me claque le muscle du mollet avant-hier, mais un peu de glace et de repos ne me feront pas abandonner, quitte à faire de la marche rapide pour quelques semaines. Faut bien que le rôti de palette se laisse une chance…

5 livres en mois en une semaine, l’envie de grouiller quand 17 heures sonne, la bouteille d’eau à la main à tout moment au bureau, je me surprends à prendre goût à ce petit plus qui s’inscrit bien dans mon horaire.

Je vous en redonne des nouvelles cet été, quand j’aurai rattrapé Forrest!

Chèvre-Laine

Course

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