2 jours à Toronto : quoi faire?

La dernière fois que j’étais venue à Toronto, j’avais 18 ans. C’était en 2001 dans le cadre d’une immersion anglaise de 5 semaines. Je me souviens que, dès qu’on en avait l’occasion, on allait se balader en ville. J’avais appris par cœur le nom des stations de métro. Le Eaton Center n’avait plus de secrets pour moi. J’étais grimpée au sommet de la tour du CN, j’avais même assisté à un match des Blue Jays contre les Expos!

Je pensais avoir tout vu de la Ville Reine. Je n’avais jamais eu l’envie d’y retourner; dans ma tête, cette ville était grise et ennuyante et il n’y avait rien d’excitant à faire. Lorsque la possibilité d’aller y passer un week-end s’est présentée à moi, je me suis dit : voilà l’occasion de voir si la ville a changé depuis tout ce temps. De plus, c’est avec la vision et les goûts d’une jeune trentenaire que je redécouvrais cette mégalopole et non plus comme la fillette de 18 ans que j’étais à l’époque de mes cours d’anglais intensifs.

Cette fois, j’allais éviter les classiques touristiques et le gros centre-ville bouillonnant qui jadis m’émerveillaient.

Voici donc les découvertes qui ont retenu mon attention de cette immense métropole qu’on compare de plus en plus avec New York (avec raison).

1- The Junction

Nous logions un peu à l’écart du grand centre, dans un B & B de West Toronto. Notre charmante hôte nous a parlé des endroits intéressants à parcourir, dont la nouvelle saveur du moment, The Junction, non loin de là. Le coin est nommé ainsi à cause de l’intersection de rails de chemin de fer.

Il s’agit d’un secteur en pleine effervescence où les jeunes, créateurs et artisans ont entrepris les lieux. On y voit des séries de boutiques, restaurants, café, galeries d’art ou d’artisanat. On a l’envie soudaine de tricoter ou cuisiner des pâtisseries. Le sentiment écoresponsable et biologique se ressent. Également, les façades des magasins sont très jolies, augmentant du même coup l’attrait du quartier.

Parmi les mentions spéciales se trouve la chocolaterie « Delight ». Une toute petite échoppe charmante comme tout où l’on fabrique de délicieux chocolats préparés avec des ingrédients de haute qualité, éthique et bio. En soirée, on a essayé « Curry Twist », l’un des meilleurs restaurants indiens de la ville, selon ma recherche non scientifique sur Google. C’était effectivement savoureux!

Crédit photo : Julie St-Pierre

Une des façades originales de Junction

Crédit photo : Julie St-Pierre

On y trouve même du vrai bon fromage!

2— Distillery District

On avait entendu parler de l’endroit par plusieurs personnes : Distillery District. D’anciennes distilleries qui ont été revitalisées pour en faire des condos (bien entendu), mais aussi des cafés, boutiques, restos (l’ambiance doit être sympa sur les terrasses l’été!) et plusieurs galeries d’art. L’emplacement est magnifique. Ils ont conservé le cachet des usines ancestrales avec toutes ces briques rouges usées, poutres de bois bruts et luminaires industriels. On pourrait se croire dans un repère de hypsters underground. Mais les gens fortunés ont adopté le lieu. Effectivement, tout est hors de prix. Je salue toutefois l’initiative de rassembler à un endroit les ateliers des artistes et artisans, ce qui leur fait une belle vitrine pour présenter leurs œuvres. On y va tout de même pour faire du lèche-vitrine, et pour admirer un projet de revitalisation réussie. Montréal avec son passé industriel et ses projets griffintowniens aurait se quoi prendre quelques notes!

Crédit photo : Julie St-Pierre

Le cachet de Distillery District

 

Crédit photo : Julie St-Pierre

Les briques rouges et l’atmosphère dans anciennes distilleries

3- Kensington Market

Le dimanche, on s’est promenée dans le Kensington Market. L’expérience est totalement différente. On est loin du chic Yorkville. Plutôt comme dans une auberge de jeunesse à l’étranger ou règne une ambiance grano, bohème et artistique. Imaginez-vous dans un mix hypsters du Mile-End et tamtams du Mont-Royal. La musique de Bob Marley retentit, on visite des marchés de produits bios, on grignote dans des restos végétariens, on prend une pause dans l’un des nombreux cafés, on se laisse tenter par les pâtisseries des multiples boulangeries. On trouve également plusieurs jolies boutiques artisanales qui méritent qu’on s’y attarde. Par exemple, l’atelier Anice où sont fabriqués de délicats bijoux mis en valeurs dans des présentoirs champêtres et raffinés. On peut même y suivre des cours de fabrication d’ornements, soit avec leur matériel, soit avec ses vieux pendentifs et chainettes qu’on voudrait revitaliser.

Crédit photo : Julie St-Pierre

À l’extrémité du Kensington Market, l’atelier Anice.

Un arrêt s’impose ensuite au Kid Icarus, un magasin de papeteries et cie (cartes, jouets, sacs), tout est fait à la main dans l’atelier situé à même la boutique. Tout est tellement beau, difficile de résister à tout acheter!

Crédit photo : Julie St-Pierre

Kid Icarus : Un lot d’inspiration et d’idées cadeaux!

À votre retour, prenez la rue Dundas pour vous rendre au métro. Vous passerez ainsi dans une partie du Chinatown. Ce sera comme une mini escapade à Shanghai pour quelques coins de rue, avec l’affichage massif en mandarin.

4— Queen West et Ossington

Une autre artère à parcourir serait Queen West, mais après Spadina afin d’éviter toutes les grandes chaines de magasins. Les commerces, cafés et restos sont beaucoup plus charmants dépassé cette rue-là. Ossington est elle aussi en plein développement. J’ai vu plusieurs jolies façades et même découvert un circuit vintage pour les mordus du genre. Informez-vous dans les boutiques du quartier pour obtenir un plan détaillé de ce trajet « touristique ».

J’ai attendu 12 ans avant de remettre les pieds à Toronto, vais-je patienter une autre décennie pour y retourner? Je ne pense pas! Mes quelques jours sur place m’ont donné le goût d’en apprendre plus sur cette doyenne des villes canadiennes. La capitale ontarienne possède beaucoup d’atouts. Le transport en commun est vraiment efficace avec son métro, tramway et autobus. La propreté est également digne de mention. C’est propre, c’en est impressionnant! Encore ici, Montréal pourrait prendre exemple. La ville est séparée en quartiers qui ont chacun leurs caractères et personnalités. Bref, on ne peut pas s’ennuyer!

Alors cette année, faites comme moi, découvrez ou redécouvrez notre consœur ontarienne!

***

Marie-Chèvre

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