Ode aux voyages

J’arrive tout juste de voyage et souhaite déjà repartir. Je n’étais pas encore partie que je pensais déjà au prochain périple que je pourrais faire. Je ne suis jamais allée en Asie, ce serait bien d’y aller !

Que voulez-vous, je suis comme ça. J’en aurai jamais assez de voyager !

Récemment, je me questionnais à savoir d’où venait mon obsession pour les voyages. Ça me vient de très loin, de mon enfance. Je me rappelle d’avoir toujours voulu découvrir le monde. De ma petite municipalité nord-côtière, face à l’immensité du fleuve St-Laurent sous les yeux, j’étouffais. Je me disais que je ne pouvais pas finir mes jours sans aller voir ce qui passait ailleurs.

Je feuilletais les brochures de voyage aux mers turquoises, j’accumulais les dépliants touristiques et suppliais mes parents de m’emmener dans ces paradis lointains. Je collectionnais avidement les cartes postales qu’on nous envoyait, j’étais pendue aux lèvres de mes oncles et tantes qui nous racontaient leur dernière escapade européenne, je me collais le nez au globe-terrestre de ma grand-mère et jouais fébrilement à Mais où se cache Carmen San Diego. Je me suis même trouvée des correspondantes étrangères pour apprendre de nouvelles cultures. Ensembles, nous échangions des lettres qui expliquaient nos modes de vie, en prenant soin d’ajouter des petits cadeaux locaux dans les enveloppes (timbres, monnaies, photos, etc.) que je conservais religieusement.

Le monde était là, inaccessible, mais je mourrais d’envie de l’explorer. Quand j’étais jeune, voyager en avion était surréel. Je regardais les lignées blanches laissées par les avions dans le ciel bleu en me demandant comment il était possible de faire pareil. J’ai pris mon premier vol lorsque j’avais 20 ans, pour un typique voyage en sac à dos en Europe avec une amie. Ça faisait déjà longtemps que j’attendais ce moment et que j’économisais afin de réaliser mon rêve : j’allais prendre l’avion pour un long voyage de deux mois ! Mes parents étaient loin de se douter qu’au lieu de combler pour de bon ma soif d’aventures, ce périple n’allait qu’animer ma passion. Depuis ce séjour en Europe, ma vie était désormais orientée en fonction des voyages. J’étais maintenant majeure et autonome, je pouvais enfin m’envoler ! J’allais ainsi économiser mes sous pour partir encore et encore, farfouiller pour trouver des congés. J’allais même choisir d’étudier dans le domaine.

Au fil de mes expériences, j’ai cherché à parcourir la planète plus en profondeur. J’ai visité des destinations qui m’ont sortie de ma zone de confort, qui m’ont confrontée dans mes valeurs et convictions. Je me suis aussi rendue compte que cette passion n’était pas passagère, qu’elle faisait partie de moi pour toujours et qu’il fallait m’y faire. Toute ma vie, je rêvasserai de terres lointaines et de langues étrangères, de mets exotiques et découvertes émouvantes. Il en va ainsi :

Voyager parce que la Terre est là, parce que l’idée de ne pas la visiter est insupportable. (auteur inconnu)

À tous les globe-trotters et rêveurs, je vous souhaite bon voyage !

Marie-Chèvre

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