Road trip au pays cajun

Notre premier week-end néo-orléanais derrière nous (parcours divisé en deux week-ends), mon bouc  et sommes partis à la découverte du territoire francophone où se côtoient Acadiens, alligators, faune sauvage, musique traditionnelle, mets épicés et joie de vivre.  Voici le deuxième des trois récits de mon escapade en Louisiane. Attention! Carnet de route pouvant causer un brin de nostalgie ou l’envie irrésistible de se téléporter au pays cajun!

Norbert Leblanc, chasseur d'alligators

Avery Island – La sauce Tabasco n’a plus de secret (ou presque) pour personne. Mais saviez-vous que l’usine qui produit près d’un demi-million de bouteilles par jour destinées à une centaine de pays est située sur une petite île calme et reculée près de New Iberia? La visite gratuite en vaut le détour. En plus, les magnifiques jardins et le sanctuaire d’oiseaux de Jungle Gardens vous attendent à quelques minutes de voiture de l’usine.

Les Naquin - New Iberia New Iberia  – Après la visite de l’usine, direction B&B pour installer notre campement d’une nuit. Nous avons roulé plusieurs kilomètres pour enfin trouver la demeure des Naquin, plutôt en retrait du centre-ville. C’était le début d’une expérience 100 % cajun où nous en avons appris davantage sur les francophones de la région. Le couple d’hôtes (monsieur a 83 ans!) cassait leur français, mais semblait touché de rencontrer des Québécois. Madame Naquin a sorti des photos de sa jeunesse, puis nous a bien installés dans une chambre spacieuse, un peu rustique, mais confo. Le lendemain matin, petit-déjeuner aux côtelettes de porc (!), compotée de pêches, confiture de figues et noix de pécan fraîches du jardin. La panse pleine, nous étions prêts à poursuivre notre route sous un ciel incertain.

Petit tour sur la rue principale de New Iberia, une ville aux allures de far west colonial avec ses vieux bâtiments en rangées. Les noms de rues sont traduits en 3 langues (français, espagnol et anglais), la Nouvelle-Ibérie étant autrefois une colonie espagnole. Un arrêt devant la plantation Shadows-on-the-Teche, construite sur les abords du bayou Teche, s’imposait question d’avoir un avant-goût de la route des plantations.

LafayetteLa capitale du pays cajun n’est pas très grande, mais on s’y retrouve difficilement. Munissez-vous d’une carte et d’une bonne dose de patience. Les attraits touristiques sont peu nombreux, mais la clé d’un séjour réussi, à mon avis, est de se laisser imprégner par la culture des habitants du coin. Nous avons fait un pit stop au musée des acadiens. Mon bouc était ravi de renouer avec ses racines, soit les milliers d’acadiens chassés des Maritimes en 1755 et qui se sont établis en partie en Louisiane.  Expo et film intéressants et encore une fois, gratuits, sans compter l’accueil convivial en français. Les Lejeune nous ont accueillis dans leur maison warm and cozy pour 2 nuits. Ambiance chaleureuse comme chez grand-maman, big hug compris au moment de notre départ! Nous avons savouré les spécialités de la région au resto Randol’s. Savoureux fruits de mer dégustés au son des musiciens live, avec en prime, un charmant serveur qui, s’il avait pu, se serait sûrement tiré une bûche pour passer la soirée avec nous!

Évangéline à St Martinville

Lac Martin – Un petit joyau caché au fond d’une route en gravier! C’est là que nous avons pris place dans le bateau à moteur de Norbert Leblanc, chasseur d’alligators depuis plus de 50 ans, pour partir à la rencontre de ces créatures mythiques des bayous. Notre guide était un personnage en soi, racontant anecdote après anecdote entre deux gorgées d’alcool fait maison. Nous avons navigué près d’une heure trente entre les cyprès pour découvrir huit alligators se faisant dorer la pilule à côté des cormorans, des tortues et des martins-pêcheurs. Un moment unique et mémorable de notre périple!Ze beast!

 St-Martinville – Cette petite ville est un haut-lieu de la culture acadienne! Tout se visite facilement à pied, y compris les musées acadien et africain, le monument acadien, la statue et le chêne d’Évangéline (la fameuse héroïne de Longfellow inspirée par une exilée du Grand Dérangement), le manoir Castillo et la jolie petite église aux abords de la rue principale. Si l’envie vous dit, essayez un poboy aux crevettes entre deux visites. C’est gros, c’est gras, c’est bon, c’est 100 % louisianais!

Bonnes visites et laissez les bons temps rouler!

Chèvre-Laine

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