Visite éclair à Trois-Rivières

Capitale québécoise du chômage, population vieillissante, ville monotone…Trois-Rivières est criblée de qualificatifs qui ne donne pas trop envie de s’y arrêter, en chemin vers Québec. Pourtant, les festivités du 375e anniversaire de sa fondation ont insufflé un vent de fraîcheur sur l’épicentre de la Mauricie. Ayant pourtant souvent fait le trajet Gatineau-Montréal-Québec en empruntant l’autoroute 40, je ne me suis arrêtée à Trois-Rivières que pour la première fois samedi dernier. Petit résumé d’une journée bien remplie à la découverte du berceau de la Mauricie.

 La route est belle pour se rendre à Trois-Rivières, ville industrielle bien connue pour ses forges et découverte par Laviolette au 17e siècle. J’aurais aimé emprunter le Chemin du Roy  pour une balade en voiture encore plus bucolique, mais le temps me manquait. Ma copine, surnommée le Carcajou, m’attendait pour une visite personnalisée des lieux. La prochaine fois, je m’arrêterai à Maskinongé ou à Berthierville afin de connaître leurs joyaux patrimoniaux à défaut de seulement m’y arrêter pour gazer.

Premier arrêt : Coco Tango

Bon petit brunch sur la rue St-Roch au centre-ville de Trois-Rivières. Le décor est sympathique – le Coco Tango se transformant en bistro lounge le soir –  et le service attentionné. L’omelette est généreuse, le jambon et les oignons rouges fondant dans la bouche. Seul bémol : 2,50 $ pour un café filtre bien ordinaire non inclus dans le repas, c’est un peu exagéré. Paraît-il que, selon le seul et unique Ricardo, les oeufs bénédictine sont à se rouler parterre.

394, rue Saint-Roch
Trois-Rivières

Deuxième arrêt : Musée de la culture populaire

C’était principalement une des raisons pour lesquelles je souhaitais venir explorer Trois-Rivières. Passionnée de l’histoire criminelle du Québec, j’étais curieuse de voir l’expo Québec en crimes présentée jusqu’en janvier 2014. Le détour en vaut la peine! De Monica la Mitraille aux techniques médico-légales passées au peigne fin, en passant par la mafia montréalaise, le Red Light et la secte de Moïse, vous découvrirez qu’à l’époque, Montréal se mesurait à une ville comme Chicago pour sa vie criminelle faste et effervescente. Panneaux explicatifs clairs et concis et matériel sonore interactif intéressant ont rendu encore plus agréable notre visite au musée. De plus, si vous souhaitez plonger davantage dans l’histoire criminelle québécoise, un tour guidé de la vieille prison de Trois-Rivières reliée au musée vous plaira assurément.

Troisième arrêt : Le Torréfacteur

Une pause détente pour savourer un café au lait s’imposait après avoir côtoyé l’univers de Claude Poirier! Ma guide privée m’a donc fait découvrir cette petite brûlerie conviviale et décorée de jolies boiseries. Le café était frais et la mousse de lait onctueuse et bien dosée. Je me suis remémorée la cuisine sucrée d’antan de grand-maman en savourant un carré aux dattes croquant sous la dent. Mention spéciale à la fraîcheur des produits : pas de petites douceurs du supermarché coupées en morceaux. Les pâtisseries offertes provenaient d’un resto local, le Sacristain.

1465, rue Notre Dame Centre
Trois-Rivières

Quatrième arrêt : Le boulevard des Forges et le port maritime 

Ce ruban commercial qui serpente la ville regorge de bars, de restos et de petites boutiques. La marche était lente et agréable, et j’ai pris le temps de bien observer les vieux bâtiments qui témoignent de l’histoire du centre-ville. La brise se faisant de plus en plus fraîche, nous approchions du port où les bateaux de cargaison accostaient encore en fin d’après-midi. Remontée vers le centre-ville direction du Musée des Ursulines narrant la vie et l’implication de cette communauté de soeurs dans la vie des Trifluviens.

Cinquième arrêt : Nicolet et le Port St-François 

Ma copine trépignait d’envie de me montrer le lieu de son enfance bordé par le fleuve St-Laurent. Le Port St-François était jadis un débarcadère pour la marchandise commercial et un lieu de villégiature apprécié pour sa plage sablonneuse. Appréciez la vue sur la rive nord du St-Laurent et voyez le pont Laviolette, arc d’acier imposant et long de près de 3 kilomètres qui relie les deux rives. Nous avons fait un détour par Nicolet, la ville aux cent clochers, chez l’oncle et la tante de Carcajou qui habitent tout près de l’eau. À l’époque, Nicolet possédait des chalets qui se mêlent aujourd’hui au paysage constitué de maisons plus récentes. Le contraste est plutôt cocasse!

Bref, Trois-Rivières mérite qu’on s’y arrête et qu’on découvre le charme et les petits recoins cachés de cette ville aux allures endormies. Saviez-vous que ce bastillon de la Mauricie est la capitale québécoise de la poésie? 300 extraits de poèmes d’amour de chez nous ornent les murs de la ville. Essayez de ne pas éclater de rire en lisant  un extrait de poème assez trash de Denis Vanier devant un vieux monsieur salivant devant sa patate graisseuse au snack bar du coin!

Chèvre-Laine

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