Carnet rose et gribouillis…

Au début de l’été, je vous ai présenté quelques trouvailles et impressions rapaillées dans mon petit carnet rose. Je récidive aujourd’hui avec d’autres découvertes glanées par-ci, par-là. Des voisins à la courtoisie dans le métro en passant par coup de coeur musical et culinaire, voici la suite de mon carnet rose estival. 

Steve Hill

Je connaissais le nom et je savais qu’il grattait des cordes de guitare au Québec depuis plusieurs années. Je ne l’avais jamais entendu avant de voir son spectacle solo au Festival de Jazz. Laissez tomber le Steve et appelez-le plutôt Guitar God Hill! Ce gars sait faire passer le courant dans une foule! Ses riffs sont dignes des plus grands et j’avais l’impression d’être parachutée dans une vieille taverne du Sud des États-Unis où le blues était roi et maître. Le magazine Real Blues a même couronné Steve Hill meilleur guitariste de blues actuel en Amérique du Nord. Énergique, rockeur, endiablé, ce gars m’épate. J’ai même acheté son dernier album, Devil at My HeelsParfait pour un roadtrip sur la mythique route 66!

Le street food made in Montréal

Le phénomène est interdit à Montréal depuis le milieu des années 40 pour cause de salubrité, mais la ville de Montréal évalue l’idée de ramener les camions de nourriture ambulants dans les rues de la métropole. Idée de génie! me suis-je exclamée en lisant la nouvelle.  En plus de donner aux rues une teinte vintage, ces cantiniers sur 4 roues permettent aux gens de manger sur le pouce et de découvrir de petites perles culinaires pas piquées des vers. Chaque vendredi du mois, l’esplanade du Parc Olympique se veut un lieu de rassemblement pour les camions montréalais qui sillonnent actuellement les événements spéciaux à Montréal. J’y suis allée la première semaine de juillet pour voir les shacks à patates réinventés. On peut dire que les tacos, les huîtres et les sandwichs gourmets ont la cote chez les Montréalais. J’ai tenté de me frayer un chemin à La Mangeoire, chez Grumman 78 et chez Pas d’cochon dans mon salon, mais peine perdue, la spirale d’attente était interminable. Je me suis donc rabattue sur un hot-dog géant qui m’a bouché un coin, mais qui m’a quand même laissée sur ma faim de découvertes. J’y retournerai au mois d’août en après-midi. Ben quoi, faut bien s’occuper les vendredis quand on termine à midi! 😉 Ah oui! Si vous gazouillez, suivez leur itinéraire sur Twitter!

La courtoisie

Elle disparaît de plus en plus et pourtant, elle ne coûte pas cher et nous rend tous plus zen en bout de ligne. Isabêêê avait déjà parlé de la galanterie. Je récidive avec une mini-poussée d’urticaire!  Des fois, je me sens presque toute seule à avoir appris les bonnes manières. Pourtant, tenir la porte ou céder sa place dans le métro ne requiert pas un abonnement au gym et une couche de plus d’Old Spice en dessous des bras! L’autre matin, une dame avec un plâtre au pied et une canne à la main était appuyée contre la porte du métro. J’ai dû la dévisager en entrant dans le wagon tellement j’étais estomaquée par l’air nonchalant des passagers qui la regardaient sans se soucier de céder leur place. J’ai demandé à une jeune femme, mallette à la main et tailleur bien soigné de se bouger le derrière de manière cordiale, mais elle s’est empressée de m’ignorer. C’est la première fois que j’assistais à une situation comme celle-ci. Loin de vouloir généraliser, on dirait que certaines femmes aiment faire la vie dure à leurs semblables. Je n’hésite jamais à céder la voie à une fille sur la route. Qu’est-ce que je gagne à la faire suer en la coupant? Suis-je si anormale d’ouvrir la porte à une jeune ado? Bref, loin d’être une parano de la courtoisie, l’abc se perd à petit feu. Ah oui, c’est un vieux monsieur qui a finalement laissé sa place à l’éclopée du métro. Désolante ironie…

Gin tonic et voisins 

Les différents styles de voisins étaient passés sous le microscope de Marie-Chèvre.  Je classerais les miens dans une catégorie hybride de bons voisins et de voisins timides. Ils sont de ce genre de personnes avec qui on peut piquer une bonne jasette, que ce soit sur les bruits de pépines dans le quartier, sur les casseroles, sur les films à voir ou sur des conseils de voyage à l’étranger. Il y a ceux qui saluent d’un petit geste de la main pas trop assumé, ceux qui sourient, mais qui ne m’abordent pas plus qu’il ne le faut. Et il y a ceux avec qui mon bouc et moi avons partagé de bons soupers arrosés et ceux à qui l’on offre un gin tonic à 23 h le soir après avoir arrosé nos plantes. On parle de tout et de rien dans les marches de l’escalier jusqu’à ce qu’un autre voisin rentre chez lui, les jambes molles après un 5 à 7, mais qui fait demi-tour lorsque mon bouc lui offre une p’tite frette. Et ça fait un joyeux petit rassemblement de gens qui ne se connaissent pas vraiment, mais qui ont envie de tisser des liens et de casser l’anonymat de la grande ville.

Joyaux du Suroît 

Mon bouc et moi aimons partir à l’improviste afin de découvrir des petits repaires insoupçonnés du Québec. Le week-end de la St-Jean, nous nous sommes rendus en Montérégie, plus précisément dans la région du SuroîtVoici quelques adresses à découvrir pour de petits plaisirs au coin de notre.

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Vignoble J.O. Montpetit

Un bijou vinicole situé à St-Étienne de Beauharnois! Le vin blanc style Riesling est un délice, sans parler des vins liquoreux à se rouler par terre. Les produits ne sont pas vendus à la SAQ, ni au Marché des saveurs, mais uniquement sur place, ce qui rend la production personnalisée et artisanale.

396, chemin Saint-Louis/route 236
Saint-Étienne-de-Beauharnois (Québec)

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La Petite Grange

Envie de petites douceurs servies par des paysannes en costumes d’époque? La Petite Grange regorge de pâtisseries, de plats cuisinés, de confiseries qui valent le détour au coeur de Valleyfield. La petite terrasse bien aménagée est accueillante et permet de refaire le plein en consultant les cartes de la région, puis de reprendre la route, rassasiés. Les sandwichs et les salades sont copieux et bon marché!

415, chemin Larocque
Salaberry-de-Valleyfield (Québec)

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Resto-pub McBroue

Située sur la rue principale du Vieux-Valleyfield et nichée dans une maison ancestrale datant de 1916,  cette brasserie-resto a pignon sur rues. Le service était impeccable, la bière désaltérante et la vue sur le Parc Delpha-Sauvé et le Vieux-Canal de Beauharnois est des plus charmantes. Une façon cool de terminer notre périple du long week-end!

329, rue Victoria
Salaberry-de-Valleyfield (Québec)

Bonnes découvertes!

Chèvre-Laine

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