Chronique estivale

Y faut croire que mes collègues Chèvre-Laine et Isabêêê m’ont inspirée avec leurs articles estivaux puisque c’est à mon tour de vous livrer mes quelques réflexions du moment.

À vrai dire, je ne suis pas une de ces personnes qui ne vit que pour l’été et qui peste le restant de l’année. À la base, j’aime l’hiver et mes saisons favorites sont le printemps et l’automne. Je ne suis pas folle, non. J’adore les sports d’hiver et la température qui fait en sorte que la petite laine est de mise.

J’ai été élevée dans une région où le vent de la mer était omniprésent. En vélo, peu importe la direction qu’on allait, on avait le vent dans face. Et sortir de la piscine (chauffée à fond à la thermopompe) dans cette incessante brise relevait d’une torture : le seul moyen pour surmonter l’épreuve était de sortir et courir le plus vite possible dans la maison, entrainant inévitablement les réprimandes de nos mamans parce que nous dégoutions sur le plancher. Oui, je viens d’une ville où la saison estivale durait un maximum de deux mois et où la canicule –lorsque canicule il y avait- durait à peine quelques jours. Les autorités locales nous demandaient alors d’arroser notre gazon qu’un jour sur deux, selon que notre adresse était paire ou impaire. Trois jours de grandes chaleurs requéraient les grands moyens!

Je me souviens, lors de nos sorties à la crèmerie, que nous mangions nos crèmes glacées dans la voiture parce qu’on gelait dehors. La Côte-Nord doit être le seul endroit où les gens vont manger des glaces avec des mitaines et un foulard!

Quand ma famille élargie appelait de Montréal pour nous parler du bon temps chaud de la grande ville, mes parents devenaient sans connaissance! Ils n’ont jamais admis que la Côte-Nord était plus au nord, comme son nom l’indique. Je me suis longtemps amusée à faire la même chose quand je suis déménagée ici – un coup de téléphone en avril pour dire combien il fait chaud et qu’il est agréable de faire du vélo (quand je sais pertinemment qu’il y a encore de la neige là-bas) pour ensuite me faire raccrocher la ligne au nez!

Tout ça pour dire que ça doit être dans ma nature, je n’aime pas avoir chaud. J’ai été élevée à endurer le froid, je m’y suis donc fait! L’Islande était un lieu parfait pour moi! Maximum 15-20 degrés à l’année longue, je ne m’en plaindrais pas!

Mais oui, j’apprécie tout de même la saison estivale! Et voici pourquoi :

  • Les longues journées

L’ensoleillement jusqu’à huit ou neuf heures, on aimes-tu ça, hein? Oui, madame! Je peux bien dire que j’aime faire des sports l’hiver, mais quand tu sors du bureau à 5h et qu’il fait nuit, tu n’as pas trop de possibilités.

L’été, j’adore les longues soirées claires. Les journées paraissent plus longues et plus remplies.

  • Les soirées douces de Montréal

Étant nord-côtière, j’ai appris qu’après 18h, tu ajoutes une couche. La fraîche « pogne » comme ils disent et les mouches sont à l’attaque.

Honnêtement, c’est la chose qui m’a le plus marquée quand je suis arrivée « en ville », les soirées chaudes. Hein! On peut être en t-shirt le soir!!! Je n’en revenais pas! Mais ma nature trop prévoyante a quand même voulu que durant plusieurs années, j’apportais un chandail au cas-où quand ce cas-où ne venait jamais…

  • La corde à linge

Je suis une maniaque des cordes à linge. L’hiver, je surveille le voisinage et quand j’en vois étendre (du linge), je pars une brassée pour faire pareil! Je ne pourrais pas me passer de ma belle grosse corde à linge. En mars, je n’en peux plus. Vite que le printemps arrive que je sorte mes épingles! Dormir dans des draps qui ont séché au grand air est la plus belle chose que Dieu ait inventée!

  • L’horaire d’été

Affirmation : finir à 13h le vendredi devrait être la norme annuellement et non pas seulement entre le solstice d’été et la Fête du Travail. La demie journée de weekend de plus  fait toute la différence. Elle permet soit de se consacrer aux tâches ménagères, soit de s’adonner à ce que l’été a de mieux à offrir : des séjours en chalet ou en camping sinon des escapades urbaines ou campagnardes! Nul besoin de planifier à outrance ou d’investir de grands montants, il existe amplement d’activités à faire à proximité de Montréal. Isabêêê en mentionnait quelques-unes, j’ajouterais à la liste les parcs du réseau de la Sépaq pour une nuitée en camping, de même que les nombreux festivals régionaux, qui sont les meilleurs du Québec à mon humble avis : Festival de la Chanson de Tadoussac (qui avait lieu cette fin de semaine), le Festival Western de St-Tite, Woodstock en Beauce pour les plus régionaux ou un de mes chouchou, le Festival de musique émergente en Abitibi-Témiscamingue. Vous en connaissez d’autres? Faites-moi part de vos suggestions!

Crédit photo : Julie St-Pierre

Nous sommes aujourd’hui le 18 juin, déjà! Il vous reste encore quelques semaines pour user vos gougounes. Vite avant que le vilain hiver ne revienne nous hanter!!!

Comment allez-vous profiter de votre été? Boucs, chèvres, chevreaux, exprimez-vous ci-dessous!

Au plaisir de vous lire,

Marie-Chèvre

***

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Une réflexion sur “Chronique estivale

  1. Haha!! La crème glacée mangée dans l’auto parce qu’il faisait trop froid. C’est maintenant que je me rend compte combien c’était ridicule, mais on le faisait tous!

    On annonce 43°C mercredi, je m’ennuie pas mal de la Côte-Nord.
    Passe un bon été Julie!

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