Touchant Intouchables

J’ai eu la chance de voir en avant-première le film Intouchables de Eric Tolédano et Olivier Nakache. Même si  sa sortie au Québec est prévue pour le 13 avril (notez-le à votre calendrier), le film a déjà fait plus de 19 millions d’entrées au box-office français, tout de suite après Bienvenue chez les Ch’tis qui avait récolté 20,5 millions d’entrées.

Basée sur une histoire vraie, Intouchables raconte l’histoire de Philippe (François Cluzet), un richissime parisien tétraplégique, à la recherche d’un assistant personnel pour l’accompagner dans l’administration de ses soins et de ses sorties culturelles. Blasé par les gens faux, il embauche Driss (Omar Sy), un grand Noir venant d’un quartier pauvre qui veut seulement se faire tamponner sa carte de demandeur d’emploi. Ce dernier se retrouve embauché bien malgré lui, car selon Philippe, c’est la seule personne intègre. Le choc des cultures engendre des situations loufoques entre les deux hommes et un enrichissement mutuel se crée entre ces deux classes sociales où naît une grande amitié.

Le film trouve le parfait équilibre entre la comédie et le drame. Les situations comiques nous font rires avec des répliques tranchantes comme du « nous ne bougeons pas d’ici, en fait, surtout pas lui » (Driss parlant de son employeur tétraplégique) ou de la scène du « pas de bras, pas de chocolat ». Les deux protagonistes ont un sens de l’humour décapant et de l’autodérision en riant de leurs propres handicaps. Les séquences drôles sont entrecoupées par des passages émouvants, car leur réalité respective vient toujours les rattraper. C’est un excellent film, très bien joué, très bien construit, portant à la réflexion et nous laissant le sourire aux lèvres du début à la fin.

Intouchables est une adaptation cinématographique du livre Le Second Souffle publié aux éditions Bayard. Cette autobiographie raconte la vie de Philippe Pozzo di Borgo, avant et après son accident de parapente qui l’a laissé tétraplégique. Il fait la rencontre d’Abdel, un jeune Maghrébin qui devient son auxiliaire de vie et qui restera à son service pendant 15 ans : « Il est insupportable, vaniteux, orgueilleux, brutal, inconstant, humain. Sans lui, je serais mort de décomposition. Abdel m’a soigné sans discontinuité, comme si j’étais un nourrisson. Attentif au moindre signe, présent pendant toutes mes absences, il m’a délivré quand j’étais prisonnier, protégé quand j’étais faible. Il m’a fait rire quand je craquais. Il est mon diable gardien ».

Je vous le dis, si vous cherchez un bon film à voir au cinéma, ce sera un 5-10 dollars très bien investi.

Isabêêê

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